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Le jardin pavillonnaire, nouvel objet foncier de la ville dense
1. Nouvelles équations de l’urbain et du rural | Aménagement urbain , Foncier - Propriété
A l’heure de la loi Climat et résilience (2021) et de l’objectif de zéro artificialisation nette (ZAN) qui tend à limiter l’étalement urbain, les jardins pavillonnaires sont souvent lus comme une réserve foncière déjà artificialisée, prêts à accueillir de nouvelles constructions. Pourtant, les réduire à un simple gisement de densification empêche de comprendre leurs fonctions écologiques, sociales, résidentielles et politiques. L’enjeu n’est donc pas seulement de choisir entre densifier ou préserver, mais d’inventer des formes d’encadrement plus fines et mieux adaptées aux réalités locales. Pour nourrir ce débat, cet article propose trois niveaux de lecture. Il montre d’abord comment les jardins pavillonnaires sont devenus un nouvel objet des politiques foncières et de densification. A partir de l’exemple de Montfermeil et de l’EPT Grand Paris Grand Est, il analyse ensuite la manière dont les outils de la planification cherchent à encadrer ces mutations. Enfin, il défend l’idée que les jardins pavillonnaires constituent moins une simple réserve foncière qu’un révélateur des fragilités contemporaines du modèle pavillonnaire, invitant ainsi à dépasser l’opposition entre sanctuarisation et densification.
Mots clés : France, étalement urbain, foncier, logement, PLUi, quartier, résilience, jardin